Thursday, July 16, 2020
   
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Guichet d’Entreprise à Matonge (GEM)

matongeAu cours de ces dernières années, la Belgique est confrontée à l’arrivée d’un nombre d’immigrés et des demandeurs d’asile.

Ces derniers sont confrontés à d’innombrables difficultés de séjour, de travail, d’intégration, d’orientation, de langue, d’information et de renseignement.

L’enquête menée à Matonge nous a permis de constater toute une série des situations :

  • Pas de guichet d’entreprise propre à Matonge

  • Pas de structure d’accueil

  • Ni de centre d’information pour le public et les primo arrivants

  • Beaucoup sont jeunes sont des récidivites

  • Plusieurs jeunes se droguent

  • Des femmes sont les plus nombreuses à tenir les petits commerces (80% des commerces leur appartiennent)

  • Seules 4 magasins d’exotique food sont tenus par les africains (3 magasins tenus par les mamans, 1 magasin Sénégalais et 1 magasin Camerounais) tous le reste sont devenu Pakistanais et Indiens qui ont d’autres sources de financement

  • Plusieurs faillites constatées sont dues à la mauvaise gestion (pas de suivi ni, d’accompagnement en comptabilité et gestion, pas d’aide à la création d’entreprise)

  • On ressent le poids de culture dans la gestion des petites entreprises

  • 5 congolais sont propriétaires à Ixelles de leurs lieux de commerce à Motange :

. Pourquoi n’ont-ils pas acheté ?

. Que cache ce Pourcentage si insignifiant ?

Nous avons été touchés par ce problème entant que des personnes issues de l’immigration.Après l’étude approfondie sur la situation à Matonge

Le 13 juin 2008, lors de la rencontre entre le CD&V et la communauté congolaise au centre culturel Flamand, j’avais pris la parole pour plaider la cause du quartier Matonge :

  1. «  Que faites vous pour pallier à la situation actuelle du Quartier Matonge qui devient Pakistanais et Indiens qui d’autres sources de financement, alors que ce quartier porte le nom d’un quartier populaire de Kinshasa qui est devenu le quartier des africains noirs ? »

  2. «  La STIB emplois plus de 43% des étrangers mais ce chiffre ne représente que 3% des africains Noirs, il y a une discrimination à l’embauche à l’égard des Africains noirs, que faites vous pour ramener ce chiffre à la hausse dans votre lutte pour l’insertion socioprofessionnelle »

  3. « La plupart des africains en général et des congolais en particuliers travaillent dans l’informel, qui est une économie de subsistance alors que pour se développer nous devons travailler dans le formel »

Le 22 novembre 2008 au parlement Flamand, nous avons travaillé toute la journée sur la diversité, il y a avait 4 ateliers association- discrimination- relation Nord & Sud- entreprenariat des allochtones), j’ai également participé dans ce dernier).

Plusieurs problèmes ont été soulevés dans cet atelier :

  • les difficultés des immigrées à accéder aux crédits

  • Le manque de suivi, d’accompagnement et des structures spécifiques.

Le 04 décembre 2008, Monsieur Vanden Bosch, député avec son équipe a répondu à notre invitation, de venir visiter le quartier Matonge pour se rendre compte des réalités et difficultés

Ils sont entrées dans plusieurs établissements et rencontrées plusieurs commerçants et personnes, il ressort de cette visite :

  • plusieurs personnes ont pu s’exprimer de leur mal être

  • la communauté a apprécié cette visite car elle se sentie reconnue et considérée

  • l’effet de parler et de se sentir écouté même si on n’apporte pas la solution à ses préoccupations cela apaise énormément et apporte la confiance.

  • Selon les députés flamands :

  • les vitrines et les étalages étaient sales et n’attiraient pas la clientèle

  • plusieurs affiches sur les portes et vitrines et le manque de marketing rendaient ces petits établissements non séduisant pour attirer une clientèle européenne

  • la méconnaissance de normes d’hygiène et de gestion

Monsieur Yves LETERME a répondu également à notre invitation au mois de juin 2009, de venir rencontrer les mamans de quartier Matonge.

Les commerçants étaient très honorés car les responsables politiques viennent le voir chez eux.

C'est important pour les commerçants de ce quartier de se sentir écouté et compris.

Les gens ont pu faire part de leur doléances, le mal être et de la cohabitation difficile entre africain et Pakistanais & Indiens.

Au vu de tout ce qui précède, entant qu'entrepreneur issu d'immigration, j'ai défini un plan d’action à entreprendre et nous avons orienté notre choix sur :

  1. Informations

  2. Formations

  3. Suivi et Accompagnement

  4. Organisation

  5. Mise en place des structures

Notre objectif, c’est la lutte contre la pauvreté.

Sortir des gens de l’isolement, de la précarité en répondant de façon spécifique à la demande locale.

Nous voulons être un noyau des autres structures qui existe déjà à Bruxelles : Actiris, les Missions Locales, Guichet de l’entreprise etc. …

Notre mission, c’est de répondre à des questions que pose la diversité, la décentralisation de service qu’offre Bruxelles à ses habitants et permettre d’instaurer un contrôle de proximité de services fédéraux à Ixelles.

Il fallait chercher les causes pour les soigner et non les symptômes c’est-à-dire résoudre des questions des fonds.

C’est important de changer le regard que les gens aient de ce quartier Matonge, ce changement de regard doit se faire dans le deux sens :

Du pouvoir politique vers des étrangers

Des étrangers vers les pouvoirs politiques.

Les autorités belges doivent revoir leurs priorités en matières de développement afin d’imaginer une nouvelle approche de l’information et du savoir au terme de la quelle, c’est un droit de les acquérir et un devoir de les partager.

La Voix des Faibles met l’accent cette année sur l’emploi qui converge avec la politique Belge avec la communauté africaine vers une politique d’intégration et de développement de Bruxelles qui est multiculturel.

 

 

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